Pervert !
Il y a de cela déjà deux ans environ, un joyeux camarade avait informé votre humble serviteur de la préparation d'un film hommage à Russ Meyer.

Depuis, ce film intitulé "Pervert !" et réalisé par Jonathan Yudis était sorti dans quelques salles californiennes ainsi qu'en DVD, hélas uniquement disponible aux Etats-Unis. Mais il y a peu, la société française Neo Publishing s'est chargé de son édition dans notre beau pays.

"Pervert !" donc est ce que l'on pourrait appeler un condensé des films de Russ Meyer, un paquetage de près d'une heure et demi des différents éléments qui composent les films du plus célèbres des bosomaniaques. En voici un court aperçu de l'histoire dont je vous préserve les révélations.
James, un jeune étudiant américain, s'en retourne dans la maison familiale perdue au fin fond du désert à l'occasion de ses vacances d'été. Sa mère est récemment décédée et son père Hezekiah se sent bien seul dans ces vastes étendues. Si seul qu'il collectionne les conquêtes, des femmes aux mœurs légères mais aux seins lourds.
D'abord troublé pas l'actuelle compagne de son père, James finit par céder à la tentation et multiplie les ébats amoureux avec cette dernière, jusqu'au jour où son père découvre leur manège.

Le temps passe et le sentiment de trahison s'estompe, jusqu'au jour où Hezekiah dévoile à son fils son violon d'Ingres: la sculpture en viande.
A partir d'abats et de morceaux divers, ce dernier sculpte des corps de femmes dans son studio semblable à un abattoir.
D'abord surpris, James laisse son père à sa nouvelle et secrète passion. Mais dès le lendemain, l'amante et la maîtresse des deux hommes vient à disparaître mystérieusement. James soupçonne alors son père d'être mêlé à cet évènement ainsi qu'à la mort prématurée de sa mère.

Les évènements vont désormais s'accélérer dans un rythme frénétique où s'enchaînent femmes bien en chair, meurtres en série, personnages hors-normes et courses-poursuites endiablées.
L'aventure de James s'achèvera à la plus grande surprise du spectateur sur une découverte de première importance...

Allons droit au but; "Pervert !" est le digne héritier des meilleurs films de Russ Meyer, sans hésitation aucune.
On y retrouve tous les ingrédients phares, à commencer par de jeunes femmes perverses et vicieuses à souhait, à la plastique toute en rondeur et au caractère détestable. Des femmes fortes diront certains, des emmerdeuses de première diront d'autres mais des femmes qui crèvent l'écran, à leur mesure, évidemment. A la fois sexy et un brin vulgaires, ces mangeuses de mâles brûlent la pellicule à la moindre occasion et pour le plaisir des yeux.
Booby Lover retiendra tout particulièrement la scène où cette bimbo latine aux jambes qui n'en finissent plus effectue une danse sobre mais incroyablement hypnotisante du haut de ses superbes chaussures à plates-formes.

La violence est elle aussi omniprésente. Tantôt gore et sanguinolente, tantôt un chouia plus subtile, tous les malheureux protagonistes finissent par réclamer des comptes, exprimant leur colère à grands coups de fusil à pompe, de torgnole magistrale ou d'autres méthodes bien moins conventionnelles.
Cependant, Booby Lover avoue avoir senti un léger sentiment d'écœurement lors de certaines scènes, mais il faut croire que c'est une petite nature.

On y retrouve aussi les dialogues chers à Russ Meyer, à la fois graveleux et plus fins qu'ils n'y paraissent. Certes, le niveau d'un Michel Audiard est loin d'être atteint mais il y a dans "Pervert !" un petit quelque-chose de ce génial dialoguiste, soutenu par des personnages hauts en couleurs et des scènes à prendre au seizième degré.
En parlant de personnages, celui du garagiste - le seul personnage non-inspiré de l'univers de Russ Meyer - est absolument splendide.
Ancien Hell's Angel, neo-nazi, homosexuel, arnaqueur et ultra violent, il est également un fervent admirateur du phrasé "bling-bling", croix gammée en tatouage et chaîne en or de dix kilos autour du cou.
Joué par le réalisateur, il aurait sans doute mérité un traitement plus large mais ses quelques interventions sont de véritables petits bijoux.

Largement inspiré par "Faster Pussycat! Kill! Kill!"ainsi que par le film d'un autre célèbre auteur dont je tairais le nom afin de vous réserver la surprise, "Pervert !" possède également une identité propre, un ton plus moderne, aux références axées sur diverses œuvres récentes.
Ni voyiez pas de critique de la société américaine ou de messages cachés, il n'y en a pas et c'est bien mieux ainsi.

"Pervert !" est simplement un film complètement barré, totalement assumé, épancheur d'une soif de films de série Z qu'il serait bien dommage d'écarter de sa filmothèque tant il compile à merveille les œuvres de Russ Meyer.

Depuis, ce film intitulé "Pervert !" et réalisé par Jonathan Yudis était sorti dans quelques salles californiennes ainsi qu'en DVD, hélas uniquement disponible aux Etats-Unis. Mais il y a peu, la société française Neo Publishing s'est chargé de son édition dans notre beau pays.

"Pervert !" donc est ce que l'on pourrait appeler un condensé des films de Russ Meyer, un paquetage de près d'une heure et demi des différents éléments qui composent les films du plus célèbres des bosomaniaques. En voici un court aperçu de l'histoire dont je vous préserve les révélations.
James, un jeune étudiant américain, s'en retourne dans la maison familiale perdue au fin fond du désert à l'occasion de ses vacances d'été. Sa mère est récemment décédée et son père Hezekiah se sent bien seul dans ces vastes étendues. Si seul qu'il collectionne les conquêtes, des femmes aux mœurs légères mais aux seins lourds.
D'abord troublé pas l'actuelle compagne de son père, James finit par céder à la tentation et multiplie les ébats amoureux avec cette dernière, jusqu'au jour où son père découvre leur manège.

Le temps passe et le sentiment de trahison s'estompe, jusqu'au jour où Hezekiah dévoile à son fils son violon d'Ingres: la sculpture en viande.
A partir d'abats et de morceaux divers, ce dernier sculpte des corps de femmes dans son studio semblable à un abattoir.
D'abord surpris, James laisse son père à sa nouvelle et secrète passion. Mais dès le lendemain, l'amante et la maîtresse des deux hommes vient à disparaître mystérieusement. James soupçonne alors son père d'être mêlé à cet évènement ainsi qu'à la mort prématurée de sa mère.

Les évènements vont désormais s'accélérer dans un rythme frénétique où s'enchaînent femmes bien en chair, meurtres en série, personnages hors-normes et courses-poursuites endiablées.
L'aventure de James s'achèvera à la plus grande surprise du spectateur sur une découverte de première importance...

Allons droit au but; "Pervert !" est le digne héritier des meilleurs films de Russ Meyer, sans hésitation aucune.
On y retrouve tous les ingrédients phares, à commencer par de jeunes femmes perverses et vicieuses à souhait, à la plastique toute en rondeur et au caractère détestable. Des femmes fortes diront certains, des emmerdeuses de première diront d'autres mais des femmes qui crèvent l'écran, à leur mesure, évidemment. A la fois sexy et un brin vulgaires, ces mangeuses de mâles brûlent la pellicule à la moindre occasion et pour le plaisir des yeux.
Booby Lover retiendra tout particulièrement la scène où cette bimbo latine aux jambes qui n'en finissent plus effectue une danse sobre mais incroyablement hypnotisante du haut de ses superbes chaussures à plates-formes.

La violence est elle aussi omniprésente. Tantôt gore et sanguinolente, tantôt un chouia plus subtile, tous les malheureux protagonistes finissent par réclamer des comptes, exprimant leur colère à grands coups de fusil à pompe, de torgnole magistrale ou d'autres méthodes bien moins conventionnelles.
Cependant, Booby Lover avoue avoir senti un léger sentiment d'écœurement lors de certaines scènes, mais il faut croire que c'est une petite nature.

On y retrouve aussi les dialogues chers à Russ Meyer, à la fois graveleux et plus fins qu'ils n'y paraissent. Certes, le niveau d'un Michel Audiard est loin d'être atteint mais il y a dans "Pervert !" un petit quelque-chose de ce génial dialoguiste, soutenu par des personnages hauts en couleurs et des scènes à prendre au seizième degré.
En parlant de personnages, celui du garagiste - le seul personnage non-inspiré de l'univers de Russ Meyer - est absolument splendide.
Ancien Hell's Angel, neo-nazi, homosexuel, arnaqueur et ultra violent, il est également un fervent admirateur du phrasé "bling-bling", croix gammée en tatouage et chaîne en or de dix kilos autour du cou.
Joué par le réalisateur, il aurait sans doute mérité un traitement plus large mais ses quelques interventions sont de véritables petits bijoux.

Largement inspiré par "Faster Pussycat! Kill! Kill!"ainsi que par le film d'un autre célèbre auteur dont je tairais le nom afin de vous réserver la surprise, "Pervert !" possède également une identité propre, un ton plus moderne, aux références axées sur diverses œuvres récentes.
Ni voyiez pas de critique de la société américaine ou de messages cachés, il n'y en a pas et c'est bien mieux ainsi.

"Pervert !" est simplement un film complètement barré, totalement assumé, épancheur d'une soif de films de série Z qu'il serait bien dommage d'écarter de sa filmothèque tant il compile à merveille les œuvres de Russ Meyer.

1 Comments:
Un metteur en scène qui a tout compris de l'esprit Russ Meyer. Du pur délire, érotique avec le gore en plus. :-)
Bravo pour le site !!
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